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« Être » TPS

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« Être »

 

Que la Réalité de l’Etre soit le But de la nouvelle culture !

En ce jour conjonction entre Mercure (R.4) et Neptune (R.6) nous allons célébrer cette conjonction en explorant  le sens et la profondeur du mot : »Être » et en goûter la saveur au-delà toute saveurs.

L’Etymologie de « Etre« , en Sanscrit as, asti êtresatvaessence; satya,  vérité.

En allemand sein de l’ancien sin, dérive de esin qui exprime l’idée d’être. En latin on observe que le présent et l’imparfait du verbe puise à la racine *AS-/*ES- : sum/sont ; eram (de esam) /j’étais ; à l’imparfait, j’ étais, et ses composés puisent au contraire à une autre racine indo-européenne : *BHU-, qui exprime l’idée d’être mais avec la connotation du devenir temporel, de construire :

Il est donc intéressant de noter, dans le verbe « être« , à travers les deux racines citées ci-dessus, dans l’une l’idée abstraite d’essence/existence, libre de toute connotation temporelle, et dans l’autre idée du déroulement (liée à l’état d’être et du futur : infini passé et futur : fuisse/ futururm). En effet, ce verbe, qui est la voix d’expression fondamentale dans les langues indo-européennes, est considéré « irrégulier ».

Selon F. Rendich, le son as exprimerait l’idée de « d’ouverture » [a] de « relation avec » [s] ; « être », « existe », parce que la consonne s en indo-européen aurait exprimé l’idée de d' »union« , « de lien« , de « proximité« . C’est un concept très fort, car il indique que l’être, dont l’idée en elle-même est hiérarchiquement supérieure à la relation,  s’exprime comme relation […] le verbe « être », joue le rôle de « médiateur entre le sujet et le prédicat » ; il opère l’acte qui, en unissant, crée une nouvelle entité ; […] (DEC, p. 425).

Le russe est‘, ‘être là, exprime l’idée de présence.

On remarque que le concept d’être traverse toute l’histoire de la philosophie depuis ses débuts : bien que déjà abordé par la philosophie exotérique indienne au moins depuis le premier Millénaire avant J.C, c’est à Parménide (VI-Vs. J.C.) que l’on doit d’avoir initié en Occident le long débat qui parcourt les siècles et les différentes cultures jusqu’à nos jours.

Être est, et est Ce qui établit et construit des relations.

Rendich indique que le son as exprimerait l’idée d' »ouverture« , or l’Ouvert, est un des noms qui enferme le moins Dieu, l’Etre par Excellence. Jean Yves Leloup nous dit : »L’Ouvert, c’est l’Espace infini au cœur même de l’Espace, celui qui contient tout et n’est contenu par rien. Tout le processus de transformation de l’homme afin d’Etre, est un processus d’ouverture, que ce soit au niveau physique, (de blocage des tension), au niveau psychique (dénouer les nœuds de la mémoire), au niveau spirituel (permettre à l’Amour et à la Lumière de vire, de pardonner, d’éclairer à travers nous).

Le but de cette transformation est de demeurer dans l’Ouvert : le corps perméable à toutes les énergies de l’Univers, le cœur ouvert à une haute tendresse, l’esprit transparent, miroir où se « réfléchissent » paisiblement les mille et une choses…

L’homme totalement « ouvert » (cela ne veut pas dire sans forme) permet à l’Un de se manifester. L’Unité de toutes choses se révèle alors en lui et à travers lui. Tant qu’il y aura peur, crispation, fermeture, tant que le cœur est partagé, c’est-à-dire divisé dans la dualité, non ouvert, la lumière ne peut entrer. Fermer ses volets, c’est dommage pour la maison. Cela pourtant n’empêchera pas le soleil de briller… [L’Evangile de Thomas p.167]

Après avoir traversé les étapes qui reconduisent à l’Être, à cette Origine, cette Source au cœur de nous-mêmes, germe de beauté et d’Eternité, nous voila aux Portes d’une nouvelle étape qui dépasse notre entendement actuel, mais que nous pouvons explorer, où la laisser s’étendre et se répandre et irriguer chaque cellule de notre être. En vérité Nous sommes ce Je Suis, l’Un.

Voici un passage remarquable de l’ouvrage « L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age » – Vol II d’Alice Bailey :

« Cette troisième formule concerne le Temps et la conscience de l’homme spirituel qui ne ressent aucune séparation, ni division dans le temps et l’espace, ni le sortilège de la Grande Illusion. Elle traite du fait de l’immortalité et de l’indestructible continuité de conscience et de vie. C’est cette formule qui, à la troisième initiation, produit la transfiguration survenant quand l’Eternel Présent est compris et lorsque la continuité de conscience et d’identité est vue comme un aspect de l’Existence. Cette formule a été appelée « la semence de toutes les philosophies« , par l’un des Maîtres ; dans cette expression, vous trouverez peut-être la lumière sur cette question, pourvu que vous sachiez ce qu’est la philosophie !

Pour l’initié qui utilise cette formule en créant les sons nécessaires et en énonçant les paroles anciennes à l’endroit prévu (il ne m’est pas permis de vous communiquer ces paroles), l’accent est mis, dans sa conscience, sur les six pensées suivantes ; ces six pensées vous donneront l’intention de cette formule aussi clairement que possible. Il n’est pas possible de vous communiquer la véritable beauté des concepts, mais si vous voulez bien garder à l’esprit la pensée de la vraie signification comme lumière éclairant la vie, de la cause, comme souffle de l’expérience, et de l’Existence, comme instituant tout ce qui est, il surgira peut-être quelque vision, quelque rêve dans votre conscience, et il affluera peut-être quelque pouvoir de réalisation. Les Maîtres utilisent cette formule lorsqu’Ils sont face à la mort, sous une forme ou sous une autre (et ces mots doivent être utilisés littéralement). Je ne parle pas de la mort, telle qu’elle peut les affecter, mais de la mort telle qu’elle affecte l’univers créé de Dieu, produisant libération ou finalité, ou ouvrant la porte d’une vie nouvelle et fermant la porte d’un cycle de manifestation, d’une civilisation d’une race ou d’une nation.

Voici donc les six pensées déterminantes que l’initié maintient dans sa conscience, lorsqu’il utilise cette formule, formule plus ancienne que les Stances de Dzyan :

  1. Dieu EST. Le Seigneur demeure ferme éternellement. Seule l’Existence EST. Rien d’autre n’existe.
  2. Le Temps EST. L’Existence descend pour se manifester. La Création est. Alors le temps et la forme s’accordent. L’existence et le temps ne s’accordent pas.
  3. L’unité EST. Celui qui est au milieu apparaît et connaît à la fois le temps et Dieu. Mais le temps détruit Celui du Milieu, et seule l’Existence EST.
  4. L’Espace EST. Le temps et l’espace réfléchissent et voilent Celui qui se tient derrière. L’Existence pure EST – Inconnue, sans peur, jamais touchée, pour toujours inchangée.
  5. Dieu EST. Le temps, l’espace, Celui du Milieu (avec forme et processus) disparaissent, et cependant demeurent éternellement. La raison pure suffit alors.
  6. L’Existence s’écrie et dit… (Intraduisible). La Mort désagrège tout. L’Existence disparaît, et cependant demeure éternellement – jamais touchée, la même immuablement. Dieu EST.

[…] Ces formules n’ont rien à voir avec les personnalités ou avec les âmes en incarnation profonde, identifiées avec la forme dans les trois mondes ; elles concernent le mouvement mondial, les grands et universels développements, et le progrès de l’humanité, dans son ensemble, vers le divin. Vous ne pouvez pas encore penser en ces termes, mais vous pouvez au moins essayer et, par là, vous développer. [L’Etat de Disciple dans le Nouvel Age -Vol II 6@284-285]

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Ensemble, nous pouvons attester avec Mercure et Neptune :

Le Guerrier divin triomphe dans la compréhension de la Beauté.

«La vision supérieure inspire l’idéal de l’Ordre planétaire.


 


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